Aller au contenu principal

Crédit · 7 min de lecture

Crédit conso : quels frais sont réduits en remboursement anticipé ?

Un décret publié le 13 septembre 2026 précise les frais à intégrer dans la réduction du coût total du crédit à partir du 20 novembre. Le point important : les contrats déjà en cours à cette date restent sous l’ancien régime.

Par Christopher Basquin · Courtier indépendant · ORIAS 25007309 — Publié le 17 septembre 2026
  • Comparatif personnalisé en 2 minutes
  • Sans engagement, 100 % gratuit
  • Conseiller dédié · ORIAS 25007309

Votre devis gratuit en 2 minutes

ORIAS n° 25007309
Décret n° 2026-861Nouveau régime au 20 novembre 2026

En résumé

À compter du 20 novembre 2026, le remboursement anticipé d’un crédit à la consommation soumis au nouveau régime ouvre droit à une réduction du coût total du crédit proportionnelle à la durée restante. Tous les frais imposés par le prêteur entrent dans ce calcul, sous réserve des frais de tiers que le décret exclut lorsqu’ils remplissent quatre conditions cumulatives. Cette réduction est distincte de l’éventuelle indemnité de remboursement anticipé prévue par l’article L. 312-34. Les contrats déjà en cours au 20 novembre restent soumis aux anciennes règles.

À retenir

  • Le décret a été publié au Journal officiel du 13 septembre 2026 et entre en vigueur le 20 novembre 2026.
  • Le nouveau texte raisonne en réduction proportionnelle du coût total du crédit pour la durée restant à courir.
  • Tous les frais imposés par le prêteur sont intégrés au calcul de cette réduction, sous réserve des exclusions réglementaires pour certains frais de tiers.
  • D. 312-15-1 prévoit quatre conditions cumulatives pour qu’un frais de tiers reste hors du calcul.
  • Une indemnité distincte peut encore être due au-delà de 10 000 € remboursés par anticipation sur douze mois, sous plafonds et exceptions.
  • Les contrats en cours au 20 novembre 2026 restent sous le régime antérieur.
  • Cette réforme concerne le crédit à la consommation, pas le remboursement anticipé d’un prêt immobilier.

Rembourser un crédit à la consommation avant son terme réduit normalement ce qu’il reste à payer au titre du financement. Mais une question très concrète subsistait : quels frais doivent suivre cette réduction, et quels frais peuvent rester définitivement acquis ? Le décret publié le 13 septembre 2026 apporte une définition réglementaire pour le nouveau régime qui prendra effet le 20 novembre.

Que change précisément la règle au 20 novembre 2026 ?

Dans sa version applicable à compter du 20 novembre 2026, l’article L. 312-34 du Code de la consommation prévoit que l’emprunteur qui rembourse son crédit par anticipation a droit à une réduction du coût total du crédit proportionnelle à la durée restante du contrat. Le texte ajoute que tous les frais imposés par le prêteur à l’emprunteur sont pris en compte.

Le décret n° 2026-861 complète cette règle avec un nouvel article D. 312-15-1. Son rôle n’est pas de fixer un forfait de remboursement : il trace la frontière entre les frais considérés comme imposés par le prêteur et certains frais réellement indépendants, convenus avec un tiers.

Quand un frais facturé par un tiers peut-il rester hors du calcul ?

Le nouvel article D. 312-15-1 fixe quatre conditions cumulatives. Le frais doit :

  • avoir été convenu entre un tiers et l’emprunteur, sans que le recours à ce tiers ait été imposé par le prêteur ;
  • avoir été facturé par ce tiers ;
  • avoir été payé directement à ce tiers, même si le prêteur en a fait l’avance ;
  • ne pas dépendre de la durée du contrat de crédit.

Si l’une de ces conditions manque, il ne suffit donc pas d’appeler la dépense « frais de tiers » pour l’écarter automatiquement de la réduction du coût total. C’est la réalité de la relation entre le prêteur, l’emprunteur et le tiers qui compte.

Une indemnité de remboursement anticipé peut-elle encore s’ajouter ?

Oui, dans certains cas. La réduction du coût total et l’indemnité de remboursement anticipé sont deux mécanismes distincts. L’article D. 312-15 fixe le seuil à 10 000 € de remboursements anticipés sur une période de douze mois. Au-delà de ce seuil, l’article L. 312-34 permet au prêteur de réclamer une indemnité, sauf dans trois situations : autorisation de découvert, remboursement effectué en exécution d’un contrat d’assurance garantissant le crédit, ou remboursement pendant une période où le taux débiteur n’est pas fixe.

Dans les autres cas, l’indemnité ne peut pas dépasser 1 % du montant remboursés’il reste plus d’un an avant la fin du contrat, ou 0,5 % s’il reste un an ou moins. Elle ne peut jamais dépasser les intérêts que l’emprunteur aurait payés entre le remboursement anticipé et la fin initialement prévue du crédit. Aucune autre indemnité ni aucuns frais ne peuvent être ajoutés au titre du remboursement anticipé.

Les crédits déjà signés sont-ils concernés ?

Non pour les contrats déjà en cours à la date d’entrée en vigueur. L’article 3 du décret est explicite : les contrats en cours au 20 novembre 2026 restent régis par les anciennes dispositions du Code de la consommation.

Cette distinction est essentielle. Deux consommateurs qui remboursent leur crédit le même jour peuvent donc relever de règles différentes selon la date et le régime juridique de leur contrat. Avant de réclamer une réduction ou une restitution de frais, il faut commencer par identifier le texte applicable au contrat concerné.

Est-ce que cela change quelque chose pour un crédit immobilier ?

Non. Le décret n° 2026-861 porte sur le crédit à la consommation. Le crédit immobilier dispose d’un régime distinct pour le remboursement anticipé et ses éventuelles indemnités. Il ne faut donc pas transposer cette nouvelle règle à un prêt immobilier.

Même prudence pour l’assurance emprunteur : ce décret ne modifie ni la loi Lemoine, ni les règles de substitution d’assurance d’un crédit immobilier, ni les garanties incapacité, invalidité ou décès. Pour un prêt immobilier, l’analyse du financement et celle de l’assurance restent deux sujets séparés.

Vous remboursez un prêt immobilier ?

La règle décrite dans cet article ne concerne pas votre crédit immobilier. En revanche, si vous profitez d’un remboursement, d’un rachat ou d’une renégociation pour revoir votre protection, l’assurance du prêt peut être étudiée séparément.

Comprendre l’assurance emprunteur immobilier

Assurance Emprunteur : comparez votre contrat actuel

Changez en 2 clics grâce à la Loi Lemoine

Résiliation gratuite à tout moment
Écart mesuré à partir de votre prêt et de votre contrat actuel
Dispense médicale si part assurée sur l’encours cumulé ≤ 200 000 € par assuré et échéance avant 60 ans
Comparaison de +15 assureurs partenaires

Réponse
rapide

100%
gratuit

Sans
engagement

Votre devis gratuit

ORIAS n° 25007309

Questions fréquentes

Christopher Basquin

Christopher Basquin

Associé gérant · Courtier en assurances (ORIAS 25007309)

13 ans dans l'assurance, spécialisé dans la protection sociale des indépendants et dirigeants de TPE (prévoyance, Madelin, retraite, mutuelle).

Dernière mise à jour :

En savoir plus sur l'auteur →
ORIAS n° 25007309
Courtier en assurances
RC Pro Klarity
Contrat n° CCOUK000785
Membre du réseau
360 Courtage