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Santé & remboursements · Actualités Tessoria

Médicaments biosimilaires : le tiers payant conditionné dès le 1er septembre 2026

Le dispositif « tiers payant contre génériques » s'étend aux médicaments hybrides et biosimilaires. Refuser la substitution en pharmacie sans justification médicale fera perdre le tiers payant, avec un risque de reste à charge pour les patients sous traitement au long cours.

Par Christopher Basquin · Courtier indépendant · ORIAS 25007309 — Publié le · mis à jour le
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ORIAS n° 25007309
Applicable dès le 1er septembre 2026

En résumé

À partir du 1er septembre 2026, le dispositif « tiers payant contre génériques » de l'Assurance Maladie s'applique aussi aux médicaments hybrides et aux médicaments biosimilaires substituables. Concrètement, si vous refusez en pharmacie la substitution proposée pour l'un de ces médicaments sans justification médicale portée par votre médecin sur l'ordonnance, vous perdez le tiers payant : vous devez avancer les frais, et le remboursement de votre médicament d'origine sera calculé sur la base du prix du biosimilaire ou de l'hybride le plus cher du groupe concerné, avec un reste à charge possible si votre médicament coûte plus cher. Les patients suivant un traitement biologique au long cours (diabète, polyarthrite, maladies inflammatoires chroniques) sont les premiers concernés.

À retenir

  • Dès le 1er septembre 2026, le tiers payant sur les médicaments hybrides et biosimilaires substituables devient conditionné à l'acceptation de la substitution proposée par le pharmacien.
  • En cas de refus sans justificatif médical, vous avancez les frais en pharmacie, comme pour un refus de générique aujourd'hui.
  • Le remboursement se base alors sur le prix du biosimilaire ou de l'hybride le plus cher du groupe : un reste à charge est possible si le médicament d'origine coûte plus cher.
  • Deux exceptions préservent le tiers payant : une mention « non substituable » justifiée du médecin, ou un médicament d'origine au prix inférieur ou égal au biosimilaire.
  • Cette extension, prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, concerne en priorité les patients sous traitement biologique au long cours.

Le principe existe depuis des années pour les médicaments génériques classiques : refuser la substitution proposée par le pharmacien fait perdre l'avance automatique des frais par l'Assurance Maladie. L'Assurance Maladie a annoncé l'extension de cette règle aux médicaments hybrides et aux médicaments biosimilaires substituables à compter du 1er septembre 2026. Pour les patients concernés, souvent sous traitement au long cours, la question n'est plus seulement de savoir s'ils font confiance au médicament proposé, mais aussi de comprendre ce qu'ils risquent, financièrement, en cas de refus.

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Ce que change précisément le 1er septembre 2026

Le dispositif « tiers payant contre génériques » permet aujourd'hui à l'Assurance Maladie de conditionner l'avance de frais, en pharmacie, à l'acceptation par le patient du médicament générique proposé en substitution du médicament de marque prescrit. L'Assurance Maladie a annoncé l'extension de ce principe aux médicaments hybrides et aux médicaments biosimilaires substituables, avec une entrée en vigueur au 1er septembre 2026, dans le prolongement de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. L'objectif affiché est d'améliorer la pénétration de ces médicaments, dont le prix est généralement inférieur à celui du médicament biologique de référence.

Un médicament biosimilaire n'est pas un générique au sens classique du terme : il s'agit d'une copie très proche d'un médicament biologique de référence (issu du vivant, contrairement aux molécules chimiques classiques), dont l'Agence nationale de sécurité du médicament juge l'efficacité et la sécurité comparables. Un médicament hybride répond à une logique voisine pour des médicaments qui ne peuvent pas être remplacés par un générique classique, en raison d'une formulation ou d'une voie d'administration différente. Seuls les médicaments figurant sur la liste des groupes substituables, fixée par arrêté et mise à jour régulièrement, sont concernés par la nouvelle règle.

Ce que cela signifie pour vous

Si votre pharmacien vous propose la substitution d'un médicament hybride ou biosimilaire et que vous refusez sans justification médicale, vous ne bénéficierez plus du tiers payant sur ce médicament : vous devrez avancer les frais avant remboursement, exactement comme pour un refus de générique aujourd'hui.

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Refuser la substitution : ce que cela coûte vraiment

En cas de refus non justifié, deux conséquences se cumulent. La première est la perte du tiers payant : vous devez avancer, en pharmacie, l'intégralité du prix du médicament, avant d'en demander le remboursement à l'Assurance Maladie et à votre complémentaire santé. La seconde, souvent moins connue, concerne le montant même du remboursement : l'Assurance Maladie ne rembourse alors le médicament d'origine que sur la base du prix du biosimilaire ou de l'hybride le plus cher du groupe de substitution concerné. Si le médicament d'origine délivré est plus cher que cette base de remboursement, la différence reste définitivement à votre charge, en plus de l'avance de frais.

Deux situations permettent d'éviter ces conséquences. La première : votre médecin a porté sur l'ordonnance la mention « non substituable » (NS), assortie d'une justification médicale conforme aux règles en vigueur — un NS sans motif ne suffit pas à préserver le tiers payant. La seconde, plus rare : le médicament d'origine a un prix inférieur ou égal à celui du biosimilaire ou de l'hybride proposé, auquel cas refuser la substitution ne change rien à votre prise en charge.

Qui est concerné, et comment anticiper avec votre mutuelle

Les patients les plus concernés par cette évolution sont ceux qui suivent un traitement biologique au long cours : diabète traité par insuline biosimilaire, polyarthrite rhumatoïde, maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, certains traitements dermatologiques ou ophtalmologiques. Ce sont souvent des traitements coûteux, délivrés régulièrement, pour lesquels une avance de frais répétée ou un reste à charge récurrent peut peser sur le budget, en particulier pour les retraités dont les ressources sont plus contraintes.

Le mécanisme du tiers payant conditionné relève de la réglementation de l'Assurance Maladie et non de votre contrat de mutuelle : aucune complémentaire santé ne peut rétablir le tiers payant sur la part Sécurité sociale en cas de refus non justifié. En revanche, le niveau de remboursement médicaments de votre mutuelle détermine ce qu'il vous reste réellement à payer une fois l'avance faite, et certains contrats seniors incluent un accompagnement ou une ligne dédiée pour les situations de traitement chronique. Faire le point sur ces garanties avant la rentrée de septembre permet d'éviter une mauvaise surprise en pharmacie.

Le conseil Tessoria

Si vous suivez un traitement biologique au long cours, parlez-en à votre médecin avant le 1er septembre 2026 : lui seul peut justifier médicalement une mention « non substituable » qui préserve votre tiers payant. Ne comptez pas sur un simple refus en pharmacie pour éviter l'avance de frais.

Notre recommandation : vérifiez dès maintenant le niveau de remboursement médicaments de votre mutuelle senior, plutôt que de le découvrir au moment d'un renouvellement d'ordonnance.

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Questions fréquentes

Conclusion

L'extension du tiers payant conditionné aux médicaments hybrides et biosimilaires, à compter du 1er septembre 2026, poursuit un objectif de maîtrise des dépenses de santé, mais elle déplace une part du risque financier vers les patients qui refusent la substitution sans justification médicale. Pour les personnes sous traitement biologique au long cours, souvent des seniors, la meilleure protection reste d'anticiper : dialogue avec le médecin traitant sur une éventuelle mention NS justifiée, et vérification du niveau de remboursement médicaments de sa mutuelle.

Votre couverture santé actuelle est-elle adaptée à un traitement chronique et à une éventuelle avance de frais ? C'est la question à trancher avant la rentrée de septembre.

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Cet article est informatif et ne remplace pas une analyse personnalisée de votre situation. Les informations correspondent aux dispositions connues au 24 juillet 2026. Pour une évaluation de votre couverture santé, contactez un conseiller Tessoria.

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