En résumé
Le décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025 a fixé, à compter du 1er janvier 2026, le taux global de cotisations sociales des micro-entrepreneurs en profession libérale relevant du régime général (hors Cipav) à 25,6 % du chiffre d'affaires, contre 24,6 % auparavant — un taux finalement plafonné en-dessous des 26,1 % initialement envisagés. Cette hausse finance l'ouverture d'un droit nouveau : l'accès à une retraite complémentaire, jusque-là absente pour cette catégorie d'indépendants. Mi-2026, beaucoup de micro-entrepreneurs libéraux découvrent ce changement au moment de calculer leurs cotisations sur leur chiffre d'affaires réel de l'année.
À retenir
- Le taux global de cotisations des micro-entrepreneurs libéraux (régime général, hors Cipav) passe de 24,6 % à 25,6 % du chiffre d'affaires depuis le 1er janvier 2026.
- Le taux initialement prévu par la trajectoire 2024 était de 26,1 % : le décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025 l'a finalement plafonné à 25,6 %.
- Cette hausse finance l'ouverture d'un nouveau droit : l'accès à une retraite complémentaire pour cette catégorie de micro-entrepreneurs, qui en était jusque-là exclue.
- Les artisans et commerçants micro-entrepreneurs ne sont pas concernés : ils cotisent déjà, par un mécanisme distinct, à la retraite complémentaire des indépendants (RCI).
- Les droits acquis restent proportionnels au chiffre d'affaires déclaré : un revenu modeste continue de générer des droits limités, d'où l'intérêt d'un PER en complément.
Depuis le 1er janvier 2026, un consultant, formateur ou autre professionnel libéral en micro-entreprise voit son taux global de cotisations sociales augmenter, sans changement de son activité ni de son chiffre d'affaires. Ce n'est pas un ajustement isolé : c'est l'aboutissement d'une réforme engagée depuis 2024, qui échange une cotisation plus élevée contre un droit que ces indépendants n'avaient jusqu'ici jamais eu — une retraite complémentaire. Voici ce qui change concrètement, et ce que cela ne change pas.
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Faire le point sur ma retraiteCe que change précisément le décret n° 2025-943
La trajectoire de hausse des cotisations des micro-entrepreneurs libéraux a été initiée par le décret n° 2024-484 du 30 mai 2024, pris en application de l'article 18 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024. Cette trajectoire prévoyait, à terme, un taux global proche de 26,1 %. Le décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025, publié au Journal officiel le lendemain, est venu réviser cette cible à la baisse : le taux applicable au 1er janvier 2026 pour les activités libérales non réglementées relevant du régime général (hors Cipav) est fixé à 25,6 %, contre 24,6 % auparavant.
| Période | Taux global de cotisations |
|---|---|
| Jusqu'au 31 décembre 2025 | 24,6 % |
| Depuis le 1er janvier 2026 | 25,6 % |
| Trajectoire initialement prévue (2024) | 26,1 % (non retenu) |
Source : décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025 — professions libérales micro-entrepreneurs, régime général de la Sécurité sociale des indépendants, hors Cipav.
Concrètement, pour un chiffre d'affaires de 40 000 € sur l'année, la cotisation globale passe de 9 840 € à environ 10 240 € — soit 400 € supplémentaires par an, prélevés au fil des échéances URSSAF mensuelles ou trimestrielles, sans régularisation rétroactive à anticiper.
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Pourquoi cette hausse : ouvrir un droit qui n'existait pas
Avant cette réforme, les micro-entrepreneurs en profession libérale relevant du régime général ne cotisaient qu'à la retraite de base, sans accès à un régime de retraite complémentaire — à la différence des artisans et commerçants micro-entrepreneurs, qui cotisent depuis plus longtemps à la retraite complémentaire des indépendants (RCI). La hausse progressive du taux global, engagée depuis 2024, sert précisément à financer l'ouverture de ce nouveau droit pour les professions libérales.
Le décret n° 2025-943 ne remet pas en cause ce principe : il ajuste seulement le rythme et le niveau final de la trajectoire, en plafonnant le taux 2026 en-dessous de la cible initiale.
Ce que cela signifie pour vous
Une cotisation plus élevée n'équivaut pas automatiquement à une retraite confortable : les droits acquis restent calculés au prorata du chiffre d'affaires déclaré. Pour un revenu modeste, l'apport réel de cette retraite complémentaire reste limité les premières années.
Pourquoi le PER individuel garde tout son intérêt
Cette nouvelle retraite complémentaire ne remplace pas une démarche d'épargne individuelle. Elle s'ajoute à la retraite de base et reste, comme elle, strictement proportionnelle aux cotisations versées : un micro-entrepreneur qui débute son activité ou dont le chiffre d'affaires reste modéré ne peut pas attendre de cette seule réforme un complément de retraite suffisant.
Le PER individuel reste, à ce jour, le levier le plus direct pour ajuster l'effort d'épargne retraite à sa propre situation, indépendamment du régime de cotisations sociales applicable. En micro-entreprise ou en tant qu'assimilé salarié, l'article 163 quatervicies du Code général des impôts plafonne la déduction à 10 % du revenu N-1, dans la limite de 37 680 €.
Le conseil Tessoria
Cette hausse de cotisation n'est ni une mauvaise surprise administrative ni une solution complète à elle seule : c'est l'ouverture progressive d'un droit dont l'ampleur dépendra, pour chacun, de son chiffre d'affaires cumulé dans la durée. Elle mérite d'être intégrée dans une vision d'ensemble de votre retraite, pas seulement constatée sur votre prochain avis de cotisation.
Notre recommandation : faites le point sur vos droits retraite cumulés (base et, désormais, complémentaire) et évaluez si un PER individuel est nécessaire pour combler l'écart avec le niveau de vie visé à la retraite.
Évaluer ma retraite de micro-entrepreneurQuestions fréquentes
Conclusion
Depuis le 1er janvier 2026, les micro-entrepreneurs en profession libérale relevant du régime général cotisent davantage — 25,6 % contre 24,6 % auparavant — mais accèdent, pour la première fois, à un droit à la retraite complémentaire. Une avancée réelle, dont la portée concrète dépend directement du chiffre d'affaires de chacun.
Que vous soyez déjà rassuré par ce nouveau droit ou inquiet de son ampleur réelle, la question à trancher reste individuelle : votre future retraite, base et complémentaire cumulées, correspond-elle à vos besoins ?
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Cet article est informatif et ne remplace pas une analyse personnalisée de votre situation. Les informations correspondent aux dispositions connues au 28 juillet 2026. Pour une évaluation de vos droits retraite et de votre PER, contactez un conseiller Tessoria.